« Si Karzaï abroge la loi sur les grands principes du droit de la famille au sein de la minorité chiite, certes il y aura moins de votes pour lui chez les chiites mais il aura de son côté, me semble-t-il, une grande partie des femmes. »

Voici ce que dit Elisabeth Badinter, philosophe et historienne, dans l’interview qu’elle a accordé à RFI le 17/04/09 concernant la loi afghane sur les questions du mariage…

“C’est une insulte à la femme” : les Afghans partisans & détracteurs

Le mois dernier, le Parlement afghan a voté une loi concernant les questions du mariage, du divorce et de l’héritage pour la minorité chiite, qui représente environ 15% de la population. Cette loi n’a pas encore été promulguée, mais il y a un débat qui oppose désormais dans le pays les défenseurs des droits de l’homme, qui considèrent tout simplement que c’est une « insulte à la dignité des femmes », et d’autres, qui pensent que s’opposer à ce texte, c’est s’opposer à l’Islam, à la religion et même à la Constitution.

« Si Karzaï abroge la loi sur les grands principes du droit de la famille au sein de la minorité chiite, certes il y aura moins de votes pour lui chez les chiites mais il aura de son côté, me semble-t-il, une grande partie des femmes. »

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