Accueillir des enfant palestiniens en Belgique ?

Je rencontre ensuite le docteur Aed avec qui je discute de la possibilité d’organiser une visite d’une vingtaine d’enfants de Gaza en Belgique, dans la région de La Louvière, où ils passeront un séjour d’un mois dans des familles.

Nous avons un accord de principe de la Communauté française et de la Région Wallonne pour financer les voyages de ces enfants. Il restera à organiser leur passage par Rafah avec les autorités égyptiennes.

Le lendemain matin, Amira Hass, la journaliste du quotidien israélien Haaretz vient me voir. Elle a réussi à entrer à Gaza par Rafah avec son passeport hollandais. Elle écrit régulièrement pour son journal depuis Gaza.

Elle devrait rentrer en Israël dans les prochains jours et elle s’attend à être inculpée par la justice pour avoir enfreint l’interdiction faite aux journalistes israéliens d’y entrer.

Amira est très pessimiste; elle pense que l’État d’Israël n’existera plus dans 50 ans. Que le seul combat qui vaille la peine est celui des activistes israéliens qui luttent au quotidien avec les paysans palestiniens contre l’occupation; ceux de Bi’lin et les autres.

Elle pense que le Hamas n’a pas intérêt à un accord ou une réconciliation avec le Fatah; que Ramallah c’est un autre monde. Que le Hamas est tourné vers le monde musulman.

Je lui dis que je ne partage pas son pessimisme et que je compte bien poursuivre le combat que je mène avec d’autres en Israël, en Palestine et ailleurs pour qu’un État palestinien se crée aux côtés de l’Etat d’Israël dans les frontières du 4 juin 1967, sur la base des Résolutions de l’ONU.

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