Carnet de campagne

Encore une rencontre enrichissante, émouvante et stimulante.  Une occasion d’échanges qui renforcent mes convictions à propos des responsabilités qu’il incombe à l’Europe d’assumer, dans le monde, et plus particulièrement en Afrique.

Saviez-vous que vivent en Belgique plus de 5000 personnes originaires de Somalie et de Djibouti?  Réfugiées dans notre pays, elles sont devenues Belges.

Une soirée avait été organisée par une jeune amie, journaliste d’origine somalienne, Saida Sheikh Ahmed. Saida vit en Belgique depuis plus de 10 ans. Son engagement féministe ne lui a valu que des ennuis dans son pays d’origine, enfoncé  dans un islamisme de plus en plus radical.

Ces jours-ci, le gouvernement somalien, dirigé par un Président “islamiste modéré” fait face à une insurrection armée d’islamistes purs et durs, liés à Al Qaida.  Avec le soutien de l’Erythrée, ils sont sur le point de prendre le pouvoir dans la capitale, Mogadisciu.

Faut-il souligner la tragédie vécue par la population ? Le nombre –encore inconnu- de victimes? Le sort des survivants, réfugiés dans les pays voisins ou plus loin encore ?

On comprend immédiatement  la terrible menace engendrée par le régime qui risque de s’y installer avec à la clé, la Charia et l’oppression qu’elle génère.

Depuis 1991, une partie de la Somalie a fait sécession.  Elle a constitué dans la Corne de l’Afrique, le “Somaliland”, une enclave indépendante,  apparemment plus démocratique mais reconnue par aucun Etat.

Cette soirée était précisément organisée pour célébrer l’indépendance du Somaliland.

Les jeunes candidats du PS à la Région, présents comme moi, ont reçu un accueil très chaleureux.
Les participants étaient venus en famille. Les femmes étaient magnifiques dans leurs costumes colorés. Les enfants couraient partout.
De nombreuses personnes sont venues me dire combien elles étaient reconnaissantes de l’accueil trouvé en Belgique.

Je leur ai dit brièvement combien je comprenais ce que signifiait être réfugié et immigré. J’ai évoqué mes parents, Juifs venus d’Europe centrale, victimes du Génocide.  Des traumatismes comme les leurs,  dont on ne se remet pas facilement.
Je leur parlé aussi du combat pour la paix et particulièrement de celui des femmes en Israël et en Palestine.

Je crois que ces messages sont bien passés et je me suis promis de rencontrer  bientôt à nouveau les membres de cette magnifique communauté.

Et puis, nous avons terminé la soirée avec des chants et des danses.

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