| Jun |
| 04 |
Carnet de campagne
Chaque jour me confirme l’extraordinaire caractère multiculturel de Bruxelles, une de ses richesses trop souvent méconnue.
J’ai assisté récemment à Saint-Gilles à la célébration du 10ème anniversaire du Parlement kurde, en présence de très nombreux représentants venus de plusieurs pays.
Une atmosphère chaleureuse !
Les discours faisaient tous référence à la nécessité de l’unité du peuple kurde, à l’importance du maintien et de la transmission de ses traditions et de sa culture.
Une représentante d’Ecolo a pris la parole pour exprimer le soutien de son parti au combat de ce peuple pour la reconnaissance de ses droits.
3 rencontres pour mieux comprendre la problématique des Kurdes
A mon tour, j’ai rappelé trois rencontres qui m’ont permis de mieux comprendre la problématique des Kurdes.
- La première remonte à plus de 30 ans ; je travaillais au Centre Communautaire Laïc Juif. Nous avions reçu pour une conférence, le leader historique du peuple kurde, Mustafa Barzani. L’évocation de ce souvenir a soulevé beaucoup d’émotion parmi les participants.
- La deuxième rencontre a eu lieu au PS avant le 11 septembre 2001. Un des dirigeants des Kurdes du Nord de l’Irak faisait une tournée en Europe afin de sensibiliser les leaders d’opinion sur la situation particulière du Kurdistan irakien. Depuis la fin de la Première guerre du Golfe, cette région bénéficiait d’une protection de l’ONU qui en interdisait le survol par l’aviation de Saddam Hussein. Depuis lors, elle connaissait un processus de démocratisation encourageant et un développement économique important.
- Lorsque j’ai raconté ma rencontre avec Leyla Zana, l’émotion fut à son comble. Cette ancienne députée au Parlement turc était venue à Bruxelles en 2005 pour recevoir le Prix Sakharov pour les droits de l’homme (1994), décerné par le Parlement européen.
En 1991, cette femme courageuse avait été arrêtée avec trois autres collègues après avoir prêté serment au Parlement turc dans la langue kurde ; elle avait été condamnée à une lourde peine de prison.
Pour moi, dans ce cas comme dans d’autres, un peuple qui revendique le respect de ses droits nationaux, culturels ou religieux et qui ne recourt pas à la violence, doit être respecté. Ses revendications doivent être écoutées partout où cela est nécessaire : que ce soit à l’ONU ou dans les institutions européennes, et tout particulièrement au Parlement européen.



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